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La Confédération paysanne est, par son importance, le 2ème syndicat agricole français. Elle remet en cause le modèle agricole productiviste des 40 dernières années qui a engendré : surproductions, crises sanitaires, dégradation des ressources naturelles disparités entre régions françaises, européennes et mondiales et diminution continue du nombre de paysans.
Depuis 20 ans la Confédération paysanne se bat pour offrir un autre avenir !
« Dessine moi un avenir », ce slogan, inséré dans un dessin du Petit Prince de Saint-Exupéry, a donné le logo et le sens de l’appel des Assises paysannes qui avaient rassemblé 15 000 paysans au cours de l’hiver 1986.
Ces assises unifiées conjointement par la FNSP (Fédération nationale des syndicats paysans) et la CNSTP (Confédération nationale des syndicats de travailleurs paysans) soutenus par des personnalités du monde agricole, avaient pour objectif de faire s’exprimer les paysans opposés à la politique agricole productiviste et éliminatoire prônée par la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles) et le CNJA (Centre national des jeunes agriculteurs).
Les centaines de délégués, réunis dans la région parisienne, le 17 et 18 avril 1987, se sont clairement prononcés pour une nouvelle politique agricole, s’appuyant sur la promotion d’une agriculture paysanne à savoir : liée au sol, respectueuse de l’environnement pour une production de qualité et la rémunération du travail paysan.
A l’issue de ces débats, les délégués manifestèrent la nécessité de construire une organisation syndicale forte pour défendre le projet : la Confédération paysanne était née ! Afin de préciser les contours de son combat, elle intègre à sa raison sociale, le but de son existence : « Pour une agriculture paysanne et la défense de ses travailleurs ». Au-delà de son acte de naissance administrative, l’avènement de ce que deviendra familièrement la « Conf‘ », signifie un aboutissement d’une multitude de luttes inscrites dans des contextes politiques et économiques antérieurs.
Il aura donc fallu plus d’une génération pour que l’expression de cette approche novatrice de l’agriculture s’impose aux pouvoirs publics et acquiert une très légitime reconnaissance populaire en vulgarisant sa signification. Depuis, les analyses de la « Conf' », crédibilisées par une actualité riche en dysfonctionnements environnementaux (pollution des eaux et de la terre), sanitaires (viande aux hormones, vache folle), économiques et sociaux (OGM, OMC), ont fini par franchir les frontières agricoles et rurales pour interpeller toute les composantes de la société. Cette audience gagnée confirme la pertinence et la justesse des combats menés par la Confédération paysanne. Des combats conduits désormais au niveau mondial grâce à la création, en 1993, de la Via Campesina (l’Internationale paysanne à laquelle la « Conf' » apporte sa pierre fondatrice). Il en sera de même pour la naissance d’ATTAC.
Depuis 1987, la Confédération paysanne ne cesse de progresser
La Confédération paysanne est présente dans tous les départements, métropolitains et d’outre-mer, représentant plus de 90 structures départementales ou régionales et rassemblant environ 12 000 adhérents déclarés. Son projet est soutenu par une part croissante des paysans français : l’électorat de la Confédération qui s’exprime tous les six ans, aux élections professionnelles (chambres d’agriculture) est en effet passé de 20,5% des votants en 1995 à 28% en 2001. Les prochaines échéances électorales se dérouleront en janvier 2007.
Son projet : Agir pour une agriculture durable et solidaire.
Pour cela, la Confédération paysanne assigne à l’agriculture au moins trois fonctions :
- Produire : une alimentation saine et de qualité pour tous.
- Employer : par l’installation et le maintien de paysan(ne)s nombreux ; par l’amélioration des conditions de travail, en luttant contre l’exode rural et pour des campagnes vivantes ; en défendant notamment les petites fermes.
- Préserver : en excluant des méthodes de production dangereuses et notamment de leurs effets et impacts directs et / ou indirects (nitrates, pesticides, antibiotiques, hormones, OGM...) ; en entretenant et en préservant pour les générations futures les ressources naturelles et les paysages et terroirs, la biodiversité et les savoir-faire paysans.