Météo oblige, les campagnes agricoles se suivent et ne se ressemblent pas. Avec son long automne doux et sec et son printemps humide et froid, 2011-2012 a favorisé le développement de nombreux ravageurs, mauvaises herbes et maladies selon l’UIPP (l’Union des Industries de la Protection des Plantes).
La campagne agricole 2011-2012 a débuté avec un automne long, doux et sec qui ne s'arrêta qu'avec la neige et les températures très froides de février. Pour l'UIPP, le premier impact a eu lieu sur les semis de céréales. Ceux-ci furent particulièrement précoces dans la plupart des régions avec pour première conséquence phytosanitaire un désherbage tout aussi précoce pour se prémunir de la levée des adventices.
Par ailleurs, l'automne 2011 s'est aussi démarqué des années précédentes sur le front des attaques de pucerons dans les céréales. Si les vols n'ont pas été si importants, les conditions météorologiques ont surtout permis à ces ravageurs de rester longtemps dans les parcelles et d’inoculer aux cultures le virus de la jaunisse nanisante de l’orge (JNO). Quand elles ont eu lieu, les protections insecticides des semences ont permis de parer aux dégâts. Sinon, les symptômes de JNO ont été relevés dans de nombreuses parcelles et préjudiciables aux rendements. Certaines parcelles ont même dû être retournées.
Alternance de conditions extrêmes au printemps 2012
Début 2012, les conditions hivernales extrêmes de fin d'hiver ont laissé la place à une exceptionnelle chaleur et sécheresse de mars qui ont accéléré le développement des cultures, notamment pérennes. Avril fut ensuite plus humide et froid, engendrant des coups de gel fatals dans plusieurs régions, aussi bien en vigne et arboriculture qu'en grandes cultures.
Forte humidité et douceur en mai ont ensuite été de bon augure pour le rétablissement des cultures mais ont permis aux maladies de se développer et aux mauvaises herbes de trouver un terrain favorable à leur épanouissement. Sur céréales, les attaques de septorioses, fusarioses et rouilles vont bon train dans de nombreuses régions. La protection fongicide est indispensable pour sauver les rendements mais les agriculteurs peinent à trouver les bonnes fenêtres climatiques pour intervenir compte tenu d'épisodes pluvieux continus.
Le colza souffre de son côté d'attaques de sclérotinia, champignon qui se satisfait lui aussi parfaitement de ces conditions douces et humides. La période de floraison a été particulièrement longue sur cette culture, favorisant les contaminations, alors que le colza a souffert du gel de fin d'hiver.
Risque élevé pour les maladies et forte croissance des mauvaises herbes
En plus de conditions d’implantation difficiles, les grandes cultures de printemps sont elles aussi confrontées à un risque parasitaire très important du fait de cette situation climatique humide. Le développement des mauvaises herbes nécessite une attention importante en matière de désherbage. Et le risque de développement des maladies est là aussi très élevé, notamment le mildiou sur pomme de terre.
Les cultures pérennes ne sont pas en reste de fortes pressions parasitaires. En vigne, on parle déjà d'une très forte année mildiou avec des attaques importantes dans toutes les régions qui ont nécessité des interventions fongicides précoces et resserrées. Le manque de soleil en avril a par ailleurs favorisé le développement de l'oïdium dans les vignobles du Sud.
Sur les fruitiers à pépins, c'est la tavelure et l'oïdium qui ont trouvé un terrain favorable à leur développement, avec là aussi, nécessité de protections précoces dans de nombreux vergers.Les arbres fruitiers ont de plus souffert de chutes de fruits du fait des conditions fraîches et humides d'avril, rendant les protections contre les maladies et ravageurs d'autant plus nécessaires.
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